J'ai donné récemment à Bordeaux une Master Class sur le thème "Boostez votre activité via les réseaux sociaux", en partenariat avec l'Echangeur Bordeaux Aquitaine (CCI), Right Management et ITG Aquitaine. Il s'agissait de livrer à la centaine de participants présents les recettes du marketing personnel pour améliorer sa présence en ligne.
J'ai travaillé plus particulièrement avec un panel de trois personnes (e-commerçant, manager en transition et consultant) pour résoudre les problèmes qu'ils rencontrent quand ils veulent développer leur activité ou présenter efficacement leur projet professionnel sur Internet.
Voici un court résumé de cette intervention, réalisé par l'Echangeur Bordeaux Aquitaine. Il est suivi d'un témoignage de Katja Heinisch, gérante d'une société de e-commerce distribuant du matériel pour les activités manuels des enfants de 2 à 12 ans, via son site internet Le petit manuel.
Mercredi 30 novembre 2011, à Bordeaux, j'anime une nouvelle Master Class sur le thème "Booster votre activité via les réseaux sociaux". Cet événement est le fruit d'un partenariat avec l'Echangeur Bordeaux Aquitaine, Right Management et ITG-Aquitaine.
L’objectif de cette session est d'améliorer concrètement sa présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo…) afin de mieux affirmer sa marque personnelle en étant plus visible, plus actif, plus efficace.
Après l'exposé introductif, place à un Atelier interactif avec trois participants choisis au préalable. Je vais leur permettr de résoudre un des problèmes que chacun rencontre individuellement dans ce domaine, devant les autres participants.
Enfin, la Master Class se terminera avec une session de questions-réponses avec la salle.
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Master Class Bordeaux
Thème : Booster votre activité via les réseaux sociaux Public visé : Chefs d’entreprises, consultants, créateurs, salariés en transition professionnelle… Lieu : Bordeaux centre
A l'invitation de la CCI, j'ai animé une conférence sur la e-réputation lors des Rencontres Industrielles de l'Yonne, le 13 octobre 2011 à Auxerre. Tournée par Stéphanie Durville, avec les moyens vidéos d'Orprod (Olivier Ragon), cette vidéo résume le contenu de cette intervention.
Afficher un bouton "Follow" sur un profil LinkedIn, juste à côté de son nom d'utilisateur Twitter, comme dans l'exemple ci-dessous, c'est tout de suite plus sympa. Comment ? Suivez le guide.
D'abord, connectez-vous votre profil LinkedIn, puis allez sur "Profil" et "Modifier profil". Puis descendre jusqu'à la ligne "Twitter" et choisir "Modifier".
Apparait alors une fenêtre "Gérer vos préférences Twitter". Vérifiez que la case "Affichez un lien amélioré si possible" est bien cochée. Puis cliquez sur "Enregistrer".
Si vos comptes Twitter et LinkedIn sont déjà liés, dès ce moment, le bouton Twitter apparaitra sur votre profil LinkedIn.
En revanche, si vous n'avez pas encore lié votre compte Twitter à votre compte LinkedIn, c'est le moment. En haut de la fenêtre Gérer vos préférences Twitter, cliquez sur "Ajouter un compte Twitter".
LinkedIn va alors vous demander d'autoriser l'accès à votre compte Twitter. Vous pourrez alors refaire l'opération précédente pour afficher un lien amélioré, donc le fameux bouton "Follow" Twitter.
Attention : vous ne pouvez pas voir le bouton "Follow" quand vous êtes connecté sur votre compte LinkedIn. Ceci pour éviter de vous follower vous-même. Vous ne pouvez le voir qu'en vous déconnectant et en regardant à partir d'un autre compte, ou bien via le compte d'un ami.
Deux éléments amusants à savoir :
1 - On peut tweeter directement depuis son profil LinkedIn, quand les comptes sont liés. Allez sur "Plus" et choisissez " Tweets".
Vous vous retrouverez alors dans une interface proche de celle de Twitter, ce qui vous permettra de tweeter sans quitter votre profil LinkedIn.
2 - Quand on est sur Twitter, après avoir correctement géré les préférences sur LinkedIn, on peut choisir de faire apparaître un tweet sur le statut du profil LinkedIn en ajoutant le hashtag #in. C'est ce que je fais, car, en général, je ne tiens pas à ce que tous mes tweets se retrouvent sur mon profil LinkedIn. De la sorte, j'ai le choix des tweets !
J'ai été interviewé par Henri Kaufman, l'un des deux partenaires des fameuses vidéos du succès, sur le thème "Peut-on laisser parler ses envies", à l'occasion de la sortie de mon livre "Développez votre marque personnelle". Voici cette interview.
Travailler dans le monde du spectacle se traduit par un passage incessant de l'ombre à la lumière. On est connu et on veut rester visible, ou bien on l'est moins et on aspire à l'être. Internet permet de faire le lien avec son public et avec ses employeurs : producteurs, directeurs de théâtre, diffuseurs, etc. Mais comment faire pour qu'on vous trouve si d'aventure une opportunité professionnelle se présente ? Voici quelques conseils pour améliorer et maintenir sa visibilité sur la Toile quand on est artiste. Partant, sa marque personnelle, en somme.
Savoir se présenter dans la vie réelle
En dehors de quelques vedettes hyper-sollicitées et entourées d'une nuée de petites mains, être artiste, c'est galère quand on veut parler de soi. La tentation est toujours de parler du projet qui vous intéresse le plus, là en ce moment, que vous aimeriez bien vendre à un producteur, à une chaîne, à Luc Besson... C'est évidemment passionnant, mais on ne peut pas se cacher en permanence derrière ses projets. Il faut aussi se vendre soi, c'est-à-dire être capable de dire très vite, en quelques mots, qui on est et quel est son projet d'artiste. Ensuite, et seulement ensuite, donner deux trois exemples de votre activité. Et quand je dis vite, c'est très vite... Un pitch, c'est 1 minute. Si on peut se présenter en 20 secondes, c'est encore mieux. Vouloir trop en dire ennuie vite vos interlocuteurs. L'essentiel est de faire passer quelques idées fortes.
Même si vous cumulez les expériences (théâtre, série télé, ciné…), c'est souvent au service d'un ou deux projets très basiques : devenir réalisateur, écrire régulièrement des scénarios, passer à la production, jouer la comédie… N'hésitez donc pas à écrire quelques lignes pour vous présenter, ajoutez-y votre note d'artiste, mettez cette présentation bien en bouche (testez pour voir si ça sonne bien). Et servez à volonté à chacune de vos rencontres.
Faire en sorte qu'on vous trouve
Là, on arrête de se raconter des histoires et de se cacher derrière son petit doigt, la présence sur internet est in-dis-pen-sa-ble. A partir de là, si on vous cherche via un moteur de recherche, de deux choses l'une :
- On vous connait par votre nom. Dans ce cas, autant qu'on vous trouve tout de suite.
- On ne vous connait pas, on cherche un artiste qui a votre profil, et il vaudrait mieux qu'on tombe sur vous car justement, c'est Steven Spielberg qui cherche son futur acteur principal.
En général, quand on regarde les résultats de recherche sur soi, sur Internet, il y a en général trois sortes de problèmes.
1 - Le vide sidéral
A part copainsdavant et 123people, votre présence numérique se réduit à un lien sur genealogie.com. C'est mal barré, comme on dit vulgairement. Petite précision technique : le simple fait d'exister ne génère pas automatiquement 50 liens sur Google. A ce train-là, on aura bientôt plus d'info sur vous sur jesuismort.com.
2 - L'homonymie
Si votre nom est assez commun, vous risquez d'être perdu dans la masse sur internet. Exemple au hasard : le comédien Stéphane Roux, qui a connu un très beau succès avec "Le Tour du Monde en 80 jours", est l'homonyme d'un spécialiste de l'hypnose éricksonienne, d'un dessinateur de mangas, d'un physicien spécialiste de la mécanique des surfaces… Sans oublier un chanteur et le PDG d'une société d'alliages… Et il n'arrive pas en premier dans les résultats.
3 - Le méli-mélo
Bon là, on vous aperçoit, mais c'est un souk innommable. Tel film que vous préférez oublier apparait désespérément en premier. Telle pièce de théâtre datant de 15 ans se taille toujours la part du lion. Vos derniers engagements sont absents. Vos biographies ne sont pas à jour. Vous apparaissez dans des sites sans avoir rien demandé, avec plein de pubs dedans et des commentaires vides ou pire, déplaisants. Ou encore votre agent a changé et oublié de faire la mise à jour. Ou vous avez changé d'agent...
Les solutions pour améliorer sa visibilité
1 - Créez un blog. Ça se fait en 5 minutes sur n'importe quelle plateforme, gratuite (Blogger, Over-blog, Wordpress, etc.) ou payante (Typepad). Il vous faut en effet un point central que vous allez remplir avec vos propres informations, images, chronologie, CV, extraits vidéos, etc. Les autres pourront raconter ce qu'ils veulent sur vous, vous aurez un endroit que vous contrôlerez totalement, et qui va très vite apparaître en première page des résultats. Et comme ce blog sera plein de mots clés, de liens et de références, Spielberg va vous trouver sans vous connaître en cherchant sur Google.
2 - Prenez sur vous et remplissez plusieurs profils de réseaux sociaux (Twitter, Facebook, LinkedIn : je vous conseille ce tryptique). Tous les problèmes qu'on y rencontre (confidentialité, sollicitations intempestives, surexposition…) ont leur solution. Donc faites-vous aider si vous êtes craintif ou pas agile avec un clavier, mais il y a vraiment moyen d'améliorer son référencement, donc sa visibilité, grâce à ses outils, qui sont de puissants générateurs de liens entrants dont Google et Yahoo! sont friands.
Ne vous contentez pas de créer des profils, animez-les régulièrement, faites en sorte de faire croître votre réseau (avoir 50 followers sur Twitter, ça ne sert à rien, pas la peine de vous fatiguer). Ça prend du temps au début mais vous allez vite devenir habile et regagner ce temps précieux en évitant de le perdre avec les outils traditionnels. N'oubliez pas que vous pouvez faire plein de choses avec votre téléphone mobile, y compris suivre plusieurs profils de réseaux sociaux en même grâce à des applications comme Tweetdeck ou Echofon. Du coup, vous n'irez même plus sur vos profils, par exemple, tout se fera sur votre smartphone.
3 - Reliez le blog et les profils sur les réseaux sociaux.
Attendez quelques jours et refaites une recherche sur votre nom. Vous nous en direz des nouvelles.
Et la vidéo-démo ?
Pour terminer, arrêtons-nous un instant sur un outil qui fait florès depuis quelque temps : la vidéo démo. On en trouve des quantités astronomiques sur youtube… Par charité, je vais éviter d'en évoquer ne serait-ce qu'une seule. Non qu'elles soient toutes nulles. Mais la proportion de consternantes est assez hallucinante. C'est toujours le même principe. Quelques extraits de séries ou de films qui mettent en valeur le comédien ou la comédienne. Parfois des artistes connus jouent les faire valoir. On en a un petit aperçu ici. Honnêtement, c'est très vite insupportable, interminable et donc contre-productif. Si vous voulez vraiment attirer l'attention, écrivez un vrai scénario pour une vidéo de 30 secondes, pas plus. Et mettez-là sur votre blog ou votre profil : ne la laissez pas se balader sans au moins en avoir un chez vous.
Revoyons la présentation d''acteur par Fernandel dans le Schpountz. Un ancêtre de la vidéo démo qui vaut très largement ses médiocres équivalents actuels.
Que faire cet été ? Des rencontres ! Mais pas n'importe lesquelles : profitez-en pour voir les gens que vous n'avez pas l'habitude de voir, pour sortir de vos relations classiques, de vos liens forts. Ce sera très profitable pour votre marque personnelle et pour des réflexions utiles sur votre carrière.
Vous pouvez trouver "Développez votre marque personnelle" chez votre libraire habituel et bien entendu sur Amazon et sur le site de la Fnac (où il a gardé son nom de départ "Ma marque à moi").
Vous pouvez également vous le procurer directement dans l'iBookstore d'Apple.
Ce livre explique en huit étapes comment booster sa carrière avec une marque personnelle forte, comment gagner en visibilité, comment gérer sa e-réputation... Personal Branding, Marketing personnel, marque personnelle : vous avez le choix pour faire connaître votre projet professionnel.
Voici les sites, blogs et médias qui parlent du livre. J'ajouterai les publications au fur et à mesure.
Ça vous prend soudainement. Du jour au lendemain, plus d'inspiration... Plus rien qui sort, écran blanc, phrase du début arrêtée en plein vol. Soupir monstrueux et un «A quoi bon» définitif à la clé. On s'était astreint à publier régulièrement. Mais là, rien ne sort. Pas la moindre idée de sujet. Pas le plus petit début d'une actualité qui vous accroche.
Au début, on se dit que c'est un mauvais moment à passer, que ça va revenir, qu'on va mûrir des idées. Mais voilà : plus les jours passent, plus l'interlude se prolonge. L'effet ne se fait pas attendre. Les stats commencent à décliner lentement. Vous sortez des écrans radars des forcenés de l'info web 2.0. Les semaines s'écoulent et c'est la dégringolade. L'angoisse vous étreint. Puis elle vous abandonne. Et vous arrêtez de bloguer sans savoir comment tout ça est arrivé. Vos proches sont enfin contents de ne plus voir sur votre ordinateur, l'air absent... Déjà que vous n'avez pas un vrai métier...
Un beau jour, on se réveille et on se dit que ça ne peut plus durer. Il faut se reprendre, relancer la mécanique. Mais le problème reste entier. Car par où commencer ? Quel sujet choisir ? Comment écrire la première phrase. C'est là qu'il faut avoir de la ressource et des idées.
Voici donc quelques suggestions pour occuper le terrain, reprendre du poil de la bête et, au final, revenir au niveau habituel qui a fait la joie de vos internautes-lecteurs.
La reprise de notes déjà publiées Internet, c'est surprenant. Je l'ai constaté souvent : vous publiez une note. Elle fait son petit effet, mais pas de quoi se rouler par terre. Bon, vous la mettez de côté. Et puis vous la republiez six mois ou un an après, et hop, elle déchire et aligne des stats extraordinaires. C'est à n'y rien comprendre. Et pourtant si, justement : c'est presque mathématiques et lumineux, tant ça saute aux yeux. Il y a des explications presque logiques à ce phénomène. - Les gens -vos lecteurs- ont oublié ce que vous avez publié et ils relisent votre note en se disant que c'est pas mal, finalement, ce blog qui a l'air d'être dans l'air du temps. - Il y en a d'autres qui sont arrivés entre temps et qui découvrent ça avec ravissement. - Les anciens lecteurs de votre blog ne l'avaient pas vue, cette note. - Ceux qui l'ont lue et qui s'en souviennent y jettent un œil quand même. Résultat : fois deux ou fois trois, en termes de visites. J'ai enregistré des records sur mon blog en août, alors que la Concorde était aussi peuplée que le désert de Gobi le premier jour des soldes...
Comment faire ? Cherchez dans vos notes anciennes celles qui sont encore d'actualité, ou qui pourraient le redevenir dans le contexte actuel, celles qui sont intemporelles... Veillez à ce que tout ce qui la daterait soit rewrité : contexte, lien avec une note précédente, etc. Ensuite, republiez en diffusant automatiquement sur Facebook et Twitter, si les comptes sont liés à votre blog. Attention, il ne s'agit pas de tricher auprès de vos lecteurs. C'est une rediffusion, donc ne le cachez pas. Vous pouvez même le signaler. Grand seigneur. On peut même se dire qu'on est parfois trop en avance sur son temps, et que le sujet est maintenant d'actualité, alors qu'il était avant-gardiste il y a six mois ou un an. Ça rassure...
Le carnet à sujets Là, il s'agit de ne pas perdre les idées quand elles se présentent. Si un sujet à bloguer vous passe dans la tête, notez-le tout de suite. C'est d'ailleurs un problème pour moi, car j'ai des idées le plus souvent le matin, sous la douche, quand l'eau chaude fait fonctionner mon cerveau droit, siège des émotions. Il me faudrait une ardoise en plastique et un feutre pour écrire sous l'eau, pour ne rien perdre. Genre Cousteau et Falco sur l'épave de la Licorne. Mais ça peut aussi arriver dans la journée : une association d'idée, une fulgurance de l'esprit, une situation qui vous intrigue ou vous transporte... Il ne faut rien en perdre. Prenez l'habitude de tout noter, car il y a de fortes chances que vous ayez oublié une heure ou un jour après. Donc, ne rien perdre, jamais ! Une idée, c'est de l'or en barre.
Comment faire ? Un simple carnet à spirale dans sa poche, son sac, sa voiture, la housse de votre Mac Book pro, comme vous voulez. Léonard de Vinci faisait comme ça, vous avez de qui tenir. S'envoyez un texto, ça marche aussi : on le garde et on le relit plus tard. Moi, j'utilise un petit logiciel, Textedit, traitement de texte ultra simplifié qui me rappelle les cahiers de brouillon. Vous pouvez aussi vous enregistrer avec un dictaphone. Prendre des photos, c'est bien aussi. Ce que je fais souvent, quand je vois un truc qui m'inspire ou qui me servira à me remémorer une scène. Ça me permet d'illustrer ma note, parfois, donc c'est tout bénéfice.
Le changement de contenu
L'écriture vous fatigue ? Essayez la photo, la vidéo, le dessin, la BD... Ce ne sont pas les moyens d'expression qui manquent. Le changement de format d'écriture peut vous surpendre, vous questionner, vous donner de nouveaux horizons.
Comment faire ? - Une photo légendée, c'est un flash intéressant, quelques mots sur une impression visuelle. Ça suffit souvent pour faire passer une idée, une émotion. - Un petit dessin. Parfois, on gribouille sur une nappe. Et puis ça résume bien une idée. Donc, on fait une photo, on la publie et le tour est joué. - la vidéo : à manier avec précaution, car ça ne supporte pas l'amateurisme. Faites court, écrivez votre petit scénario avant, filmez dans de bonnes conditions de lumière. 30 secondes ou une minute, ça suffit. Ou demandez à un'e) ami(e) de tenir la caméra. - La BD. j'ai une amie blogueuse, La pieuvre alias Laure Mézarigue, qui publie de temps en temps ses dessins en ligne. C'est top ! - Et si décidément, vous ne voulez qu'écrire, et que ça ne sort pas, changez de sujet. Etre ciblé sur l'introduction du point de croix dans le tapis persan, ou les extensions de l'Iphone 4, c'est vite répétitif. Regardez autour de vous. Moi, ce matin, je suis passé devant un vendeur de paninis. J'ai eu envie de passer ma matinée chez lui à le regarder bosser. Et puis non, il fallait que je finisse cette note...
Tout bien réfléchi, vous verrez que ces moyens, ces nouveaux modes d'expression, vont vous permettre d'expérimenter, de réfléchir, de mettre en forme différemment. Si ça se trouve, l'envie d'écriture reviendra à ce moment-là. Sinon, laissez mariner encore un peu. Pas de panique, ça ne s'oublie pas, c'est comme le vélo. Il faiut juste l'entretenir un peu quand ce sera revenu. Quand l'envie sera là, vous verrez les mots glisser à nouveau sur le clavier. Comme disait Nougaro, en parlant de ce qu'il écrivait : «Ça m'a pissé du bras». Quand ça vous pissera du bras, de nouveau, vous serez content.
Cette note est issue d'une conversation avec Marc Traverson. Merci pour son inspiration.
Moi, j’aime bien expliquer les choses. Parfois, on m’appelle le prof. Alors, je joue le jeu à fond. Aujourd’hui, nous allons étudier le hashtag sur Twitter. Commençons par un exercice simple. Que signifie ceci ? - RT @JeandelaXR: et si on empaillait de Closet ??? #csoj
Bon, je décrypte. “JeandelaXR” était en train de parler de François de Closets. A la faute de frappe près (De Closets prend un “s”, merci), on parle de ce gars-là sur twitter. Ce mec a juste 77 balais aux fraises et il continue à pérorer sur les plateaux télé… Bon, mais intéressons-nous au mot précédé d’un dièse : #csoj. On appelle ça un hashtag, une balise, en français. Si vous n’avez pas ce sésame, vous n’avez aucune chance de comprendre la conversation suivante : - Joy Sorman, j'aime beaucoup ses dents #bonheur #csoj - RT @Vogelsong: De Closets est le meilleur promoteur de la retraite à 60 ans.... #csoj - Pour info, Stéphane Hessel a 93 ans!!! #csoj #EE
En l‘occurrence, CSOJ, ça veut dire “Ce soir ou jamais”, l’émission de Frédéric Taddeï sur France 3. Il s’agit donc d’un live-tweet (LT), un des commentaires sur cette émission faits par des personnes présentes sur twitter en même temps. Le hashtag est donné au départ et hop : vous triez automatiquement les tweets qui arrivent dans une colonne spéciale, pas besoin de se fatiguer. Concrètement, comment ça marche ? Vous êtes dans votre salon, la journée a été chiante, il faut bien se détendre. Mais, au choix : 1) Votre compagne est au téléphone avec sa mère et ça va durer… 2) Votre compagnon est planté sur l’autre télé devant Manchester United-Lamotte-Beuvron, raaaah la la, c’est le match du siècle.
Alors on regarde sa petite télé tout seul(e), et comme il n’y a personne pour partager vos passionnantes pensées instantanées, vas-y que je te clique en suivant le dièse de la mort. - Quand j'écoute Besancenot, j'ai la nostalgie de Ramon Mercader et son pic à glace... #csoj D’un seul coup, votre salon devient virtuellement aussi peuplé qu’un quai de la Gare du Nord un jour de grève. Vous donnez votre avis, vous commentez les remarques des autres, vous renchérissez… Et on se sent tout de suite moins seul. Quand Pépère repassera à la mi-temps de son match de foot, pour prendre une autre bière et taper la discute, vous lui direz que vous êtes en pleine conversation avec 97 personnes et que c’est pas le moment de venir vous bassiner.
Un conseil, toutefois. Si vous voulez regarder une émission qui cartonne, comme Desperate Housewives, avec votre réseau restreint d’amis, mieux vaut se donner un hashtag connu seulement de vous et de vos copains/copines. Si vous prenez la balise la plus utilisée, vous allez vous retrouver à suivre des conversations gigantesques et vous risquez de vous fader des messages comme ça : - beesh89 قابي مره تكسر خاااطري ياربيه موقفها شين #DHW C’est sûrement passionnant. Mais juste incompréhensible. Et en plus, c’est écrit de droite à gauche.
Autre intérêt du hashtag ? Eh bien, si on a raté l’émission, on peut retourner voir la conversation sur twitter. En effet, il suffit d’aller voir celle sur CSOJ. Bon, ça ne vaut pas M6 Replay non plus... Une autre question ? «Et les autres émissions, on peut les suivre aussi ?». Mais bien sûr, allons ! “On n’est pas couché”, par exemple, c’est là. Ça tweete pas des masses. C’est normal, en même temps : on n’est pas dans le cœur de cible de Twitter. Zemmour, Plenel, Naulleau et autre Ruquier ne sont pas des accrocs du micro-blogging. Du coup, ils ne prêchent pas par l’exemple. Mais ils ne sont pas les seuls : vous aurez bien de la chance si vous trouvez des conversations sur Commissaire Moulin ou Joséphine ange gardien. La ménagère de moins de 50 ans préfère de loin la tablette de chocolat ou la boite de kleenex au piapiatage en ligne.
En dehors des «balises» de conversation instantanée, il y a aussi les hashtags à la mode et les hashtags démodés.
Total hype ! #jeudiconfession : on se lâche et on dit ce qu’on a sur le cœur - Grand corps malade, tellement pas pour moi #jeudiconfession - J'ai mis ma belle robe aujourd'hui juste parce que j'avais un meeting avec Kurt #2 #jeudiconfession - #jeudiconfession J'ai envie d'épouser @ulk. N'importe où. Mais je veux l'épouser. :)
#QuandJaiCompris : la prise de conscience qui fait mal. - Petit, je ne comprenais pas pourquoi mes parents attendaient le dernier moment pour faire leur valise. #quandjaicompris c'est uber-chiant.
Total lose... - #VDM : Vie de merde. Raconter votre foirage de la journée. C’était drôle cinq minutes. Maintenant, ça fait province. Sachez-le.
Vous allez me dire :«Il y a aussi des hashtags un peu délirants, non ?». C’est exact. On les met là juste là pour rigoler. Donc à priori, aucune raison de cliquer dessus car vous allez tomber sur des phrases qui renvoient à des tas de conversation en cours. Néanmoins, certaines peuvent devenir culte. Comme #roucasserie (concentré d’humour gras à la Jean Roucas).
Nous conclurons cet exposé avec les interjections. Au lieu de dire «Ça alors», «C’est nul» ou «Sapristi», on utilise sur twitter des acronymes autrement plus sophistiqués.
#WTF : What the Fuck ! En temps normal, on écrirait «C’est quoi ce bordel ?». Mais on est sur twitter, temple du bon goût et de la distinction. Ne l’oublions pas.
#OMG : Oh my God. Marque la surprise, l’horreur ou la boule puante. Ça remplace le fameux «Wooh putain !», pas assez politiquement correct.
#OSEF : (on s’en fout). Variante : OSF. Signale les infos qui sont sensées n’avoir aucun intérêt. - Banier vient de liquider sa société #OSEF. - J’ai rêvé que je couchais avec Justin Bieber #OSEF - pierrehaski : Zut, j'suis en retard... @Rue89: La conférence de rédaction en ligne de Rue89 a commencé [là, c’est moi qui ajoute #OSEF] - MA MERE REGARDE UN DiNER PRESQUE PARFAiT FRANCHE COMPTE PTDR #OSF MAiS BON C'EST LA FRANCHE COMPTE QUAND MEME» [C’est pas #OSF qu’il faudrait mettre, mais #cruchonne).
Enfin, dans la série acronyme, vous éviterez absolument ces trois-là, sauf si vous tenez à montrer la paille que vous avez dans vos sabots : - #PTDR : Pété de rire. Il n’y a vraiment pas de quoi... - #MDR. Une tarte à la crème, et vous nous faites Laurel et Hardy... - RTT. Quand on retweete, on met juste RT. Hou les cornes !
Rangez vos affaires. Pour la semaine prochaine, vous me ferez trois #jeudiconfession et deux #quandjaicompris. Sortez en silence.
Illustrations : wikipedia, facebook, France 2-DR, Simpson/fond d'écran-Matt Groening Les tweets reproduits dans cette note sont authentiques. Aucun oiseau n'a été maltraité pendant l'écriture.