J'ai été interviewé par Henri Kaufman, l'un des deux partenaires des fameuses vidéos du succès, sur le thème "Peut-on laisser parler ses envies", à l'occasion de la sortie de mon livre "Développez votre marque personnelle". Voici cette interview.
J'ai été interviewé par Henri Kaufman, l'un des deux partenaires des fameuses vidéos du succès, sur le thème "Peut-on laisser parler ses envies", à l'occasion de la sortie de mon livre "Développez votre marque personnelle". Voici cette interview.
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Tags Technorati: développez votre marque personnelle, Henri Kaufman, vidéos du succès
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Travailler dans le monde du spectacle se traduit par un passage incessant de l'ombre à la lumière. On est connu et on veut rester visible, ou bien on l'est moins et on aspire à l'être. Internet permet de faire le lien avec son public et avec ses employeurs : producteurs, directeurs de théâtre, diffuseurs, etc. Mais comment faire pour qu'on vous trouve si d'aventure une opportunité professionnelle se présente ? Voici quelques conseils pour améliorer et maintenir sa visibilité sur la Toile quand on est artiste. Partant, sa marque personnelle, en somme.
Savoir se présenter dans la vie réelle
En dehors de quelques vedettes hyper-sollicitées et entourées d'une nuée de petites mains, être artiste, c'est galère quand on veut parler de soi. La tentation est toujours de parler du projet qui vous intéresse le plus, là en ce moment, que vous aimeriez bien vendre à un producteur, à une chaîne, à Luc Besson... C'est évidemment passionnant, mais on ne peut pas se cacher en permanence derrière ses projets. Il faut aussi se vendre soi, c'est-à-dire être capable de dire très vite, en quelques mots, qui on est et quel est son projet d'artiste. Ensuite, et seulement ensuite, donner deux trois exemples de votre activité. Et quand je dis vite, c'est très vite... Un pitch, c'est 1 minute. Si on peut se présenter en 20 secondes, c'est encore mieux. Vouloir trop en dire ennuie vite vos interlocuteurs. L'essentiel est de faire passer quelques idées fortes.
Même si vous cumulez les expériences (théâtre, série télé, ciné…), c'est souvent au service d'un ou deux projets très basiques : devenir réalisateur, écrire régulièrement des scénarios, passer à la production, jouer la comédie… N'hésitez donc pas à écrire quelques lignes pour vous présenter, ajoutez-y votre note d'artiste, mettez cette présentation bien en bouche (testez pour voir si ça sonne bien). Et servez à volonté à chacune de vos rencontres.
Faire en sorte qu'on vous trouve
Là, on arrête de se raconter des histoires et de se cacher derrière son petit doigt, la présence sur internet est in-dis-pen-sa-ble. A partir de là, si on vous cherche via un moteur de recherche, de deux choses l'une :
- On vous connait par votre nom. Dans ce cas, autant qu'on vous trouve tout de suite.
- On ne vous connait pas, on cherche un artiste qui a votre profil, et il vaudrait mieux qu'on tombe sur vous car justement, c'est Steven Spielberg qui cherche son futur acteur principal.
En général, quand on regarde les résultats de recherche sur soi, sur Internet, il y a en général trois sortes de problèmes.
1 - Le vide sidéral
A part copainsdavant et 123people, votre présence numérique se réduit à un lien sur genealogie.com. C'est mal barré, comme on dit vulgairement. Petite précision technique : le simple fait d'exister ne génère pas automatiquement 50 liens sur Google. A ce train-là, on aura bientôt plus d'info sur vous sur jesuismort.com.
2 - L'homonymie
Si votre nom est assez commun, vous risquez d'être perdu dans la masse sur internet. Exemple au hasard : le comédien Stéphane Roux, qui a connu un très beau succès avec "Le Tour du Monde en 80 jours", est l'homonyme d'un spécialiste de l'hypnose éricksonienne, d'un dessinateur de mangas, d'un physicien spécialiste de la mécanique des surfaces… Sans oublier un chanteur et le PDG d'une société d'alliages… Et il n'arrive pas en premier dans les résultats.
3 - Le méli-mélo
Bon là, on vous aperçoit, mais c'est un souk innommable. Tel film que vous préférez oublier apparait désespérément en premier. Telle pièce de théâtre datant de 15 ans se taille toujours la part du lion. Vos derniers engagements sont absents. Vos biographies ne sont pas à jour. Vous apparaissez dans des sites sans avoir rien demandé, avec plein de pubs dedans et des commentaires vides ou pire, déplaisants. Ou encore votre agent a changé et oublié de faire la mise à jour. Ou vous avez changé d'agent...
Les solutions pour améliorer sa visibilité
1 - Créez un blog. Ça se fait en 5 minutes sur n'importe quelle plateforme, gratuite (Blogger, Over-blog, Wordpress, etc.) ou payante (Typepad). Il vous faut en effet un point central que vous allez remplir avec vos propres informations, images, chronologie, CV, extraits vidéos, etc. Les autres pourront raconter ce qu'ils veulent sur vous, vous aurez un endroit que vous contrôlerez totalement, et qui va très vite apparaître en première page des résultats. Et comme ce blog sera plein de mots clés, de liens et de références, Spielberg va vous trouver sans vous connaître en cherchant sur Google.
2 - Prenez sur vous et remplissez plusieurs profils de réseaux sociaux (Twitter, Facebook, LinkedIn : je vous conseille ce tryptique). Tous les problèmes qu'on y rencontre (confidentialité, sollicitations intempestives, surexposition…) ont leur solution. Donc faites-vous aider si vous êtes craintif ou pas agile avec un clavier, mais il y a vraiment moyen d'améliorer son référencement, donc sa visibilité, grâce à ses outils, qui sont de puissants générateurs de liens entrants dont Google et Yahoo! sont friands.
Ne vous contentez pas de créer des profils, animez-les régulièrement, faites en sorte de faire croître votre réseau (avoir 50 followers sur Twitter, ça ne sert à rien, pas la peine de vous fatiguer). Ça prend du temps au début mais vous allez vite devenir habile et regagner ce temps précieux en évitant de le perdre avec les outils traditionnels. N'oubliez pas que vous pouvez faire plein de choses avec votre téléphone mobile, y compris suivre plusieurs profils de réseaux sociaux en même grâce à des applications comme Tweetdeck ou Echofon. Du coup, vous n'irez même plus sur vos profils, par exemple, tout se fera sur votre smartphone.
3 - Reliez le blog et les profils sur les réseaux sociaux.
Attendez quelques jours et refaites une recherche sur votre nom. Vous nous en direz des nouvelles.
Et la vidéo-démo ?
Pour terminer, arrêtons-nous un instant sur un outil qui fait florès depuis quelque temps : la vidéo démo. On en trouve des quantités astronomiques sur youtube… Par charité, je vais éviter d'en évoquer ne serait-ce qu'une seule. Non qu'elles soient toutes nulles. Mais la proportion de consternantes est assez hallucinante. C'est toujours le même principe. Quelques extraits de séries ou de films qui mettent en valeur le comédien ou la comédienne. Parfois des artistes connus jouent les faire valoir. On en a un petit aperçu ici. Honnêtement, c'est très vite insupportable, interminable et donc contre-productif. Si vous voulez vraiment attirer l'attention, écrivez un vrai scénario pour une vidéo de 30 secondes, pas plus. Et mettez-là sur votre blog ou votre profil : ne la laissez pas se balader sans au moins en avoir un chez vous.
Revoyons la présentation d''acteur par Fernandel dans le Schpountz. Un ancêtre de la vidéo démo qui vaut très largement ses médiocres équivalents actuels.
Rédigé à 13:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Que faire cet été ? Des rencontres ! Mais pas n'importe lesquelles : profitez-en pour voir les gens que vous n'avez pas l'habitude de voir, pour sortir de vos relations classiques, de vos liens forts. Ce sera très profitable pour votre marque personnelle et pour des réflexions utiles sur votre carrière.
Thierry do Espirito - Vidéo reproduite avec l'autorisation des éditions Leducs. Retrouvez l'intégralité de l'interview ici.
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Vous pouvez trouver "Développez votre marque personnelle" chez votre libraire habituel et bien entendu sur Amazon et sur le site de la Fnac (où il a gardé son nom de départ "Ma marque à moi").
Vous pouvez également vous le procurer directement dans l'iBookstore d'Apple.
Ce livre explique en huit étapes comment booster sa carrière avec une marque personnelle forte, comment gagner en visibilité, comment gérer sa e-réputation... Personal Branding, Marketing personnel, marque personnelle : vous avez le choix pour faire connaître votre projet professionnel.
Voici les sites, blogs et médias qui parlent du livre. J'ajouterai les publications au fur et à mesure.
- Blog emploi de France 5
- Présentation du livre par l'éditeur, Leduc.s
- Dix-Katre : deux livres et un guide gratuit pour bronzer utile cet été
Dix-Katre est une agence spécialisée dans l'animation externalisée de réseaux professionnels, fondée et animée Karine Toussaint.
- Note d'Anthony Poncier, directeur/consultant chez USEO en management et entreprise 2.0.
- Les vidéos du succès d'Henri Kaufman : où j'explique comment laisser parler ses envies
- Note de Suzanne Esbre, dans la rubrique de Sam du blog "Rue de Paradis,
Rédigé à 13:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Ça vous prend soudainement. Du jour au lendemain, plus d'inspiration... Plus rien qui sort, écran blanc, phrase du début arrêtée en plein vol. Soupir monstrueux et un «A quoi bon» définitif à la clé. On s'était astreint à publier régulièrement. Mais là, rien ne sort. Pas la moindre idée de sujet. Pas le plus petit début d'une actualité qui vous accroche.
Au début, on se dit que c'est un mauvais moment à passer, que ça va revenir, qu'on va mûrir des idées. Mais voilà : plus les jours passent, plus l'interlude se prolonge. L'effet ne se fait pas attendre. Les stats commencent à décliner lentement. Vous sortez des écrans radars des forcenés de l'info web 2.0. Les semaines s'écoulent et c'est la dégringolade. L'angoisse vous étreint. Puis elle vous abandonne. Et vous arrêtez de bloguer sans savoir comment tout ça est arrivé. Vos proches sont enfin contents de ne plus voir sur votre ordinateur, l'air absent... Déjà que vous n'avez pas un vrai métier...
Un beau jour, on se réveille et on se dit que ça ne peut plus durer. Il faut se reprendre, relancer la mécanique. Mais le problème reste entier. Car par où commencer ? Quel sujet choisir ? Comment écrire la première phrase. C'est là qu'il faut avoir de la ressource et des idées.
Voici donc quelques suggestions pour occuper le terrain, reprendre du poil de la bête et, au final, revenir au niveau habituel qui a fait la joie de vos internautes-lecteurs.
La reprise de notes déjà publiées
Internet, c'est surprenant. Je l'ai constaté souvent : vous publiez une note. Elle fait son petit effet, mais pas de quoi se rouler par terre. Bon, vous la mettez de côté. Et puis vous la republiez six mois ou un an après, et hop, elle déchire et aligne des stats extraordinaires. C'est à n'y rien comprendre. Et pourtant si, justement : c'est presque mathématiques et lumineux, tant ça saute aux yeux. Il y a des explications presque logiques à ce phénomène. - Les gens -vos lecteurs- ont oublié ce que vous avez publié et ils relisent votre note en se disant que c'est pas mal, finalement, ce blog qui a l'air d'être dans l'air du temps.
- Il y en a d'autres qui sont arrivés entre temps et qui découvrent ça avec ravissement.
- Les anciens lecteurs de votre blog ne l'avaient pas vue, cette note.
- Ceux qui l'ont lue et qui s'en souviennent y jettent un œil quand même.
Résultat : fois deux ou fois trois, en termes de visites. J'ai enregistré des records sur mon blog en août, alors que la Concorde était aussi peuplée que le désert de Gobi le premier jour des soldes...
Comment faire ?
Cherchez dans vos notes anciennes celles qui sont encore d'actualité, ou qui pourraient le redevenir dans le contexte actuel, celles qui sont intemporelles... Veillez à ce que tout ce qui la daterait soit rewrité : contexte, lien avec une note précédente, etc. Ensuite, republiez en diffusant automatiquement sur Facebook et Twitter, si les comptes sont liés à votre blog. Attention, il ne s'agit pas de tricher auprès de vos lecteurs. C'est une rediffusion, donc ne le cachez pas. Vous pouvez même le signaler. Grand seigneur. On peut même se dire qu'on est parfois trop en avance sur son temps, et que le sujet est maintenant d'actualité, alors qu'il était avant-gardiste il y a six mois ou un an. Ça rassure...
Le carnet à sujets
Là, il s'agit de ne pas perdre les idées quand elles se présentent. Si un sujet à bloguer vous passe dans la tête, notez-le tout de suite. C'est d'ailleurs un problème pour moi, car j'ai des idées le plus souvent le matin, sous la douche, quand l'eau chaude fait fonctionner mon cerveau droit, siège des émotions. Il me faudrait une ardoise en plastique et un feutre pour écrire sous l'eau, pour ne rien perdre. Genre Cousteau et Falco sur l'épave de la Licorne. Mais ça peut aussi arriver dans la journée : une association d'idée, une fulgurance de l'esprit, une situation qui vous intrigue ou vous transporte... Il ne faut rien en perdre. Prenez l'habitude de tout noter, car il y a de fortes chances que vous ayez oublié une heure ou un jour après. Donc, ne rien perdre, jamais ! Une idée, c'est de l'or en barre.
Comment faire ? Un simple carnet à spirale dans sa poche, son sac, sa voiture, la housse de votre Mac Book pro, comme vous voulez. Léonard de Vinci faisait comme ça, vous avez de qui tenir. S'envoyez un texto, ça marche aussi : on le garde et on le relit plus tard. Moi, j'utilise un petit logiciel, Textedit, traitement de texte ultra simplifié qui me rappelle les cahiers de brouillon. Vous pouvez aussi vous enregistrer avec un dictaphone. Prendre des photos, c'est bien aussi. Ce que je fais souvent, quand je vois un truc qui m'inspire ou qui me servira à me remémorer une scène. Ça me permet d'illustrer ma note, parfois, donc c'est tout bénéfice.
Le changement de contenu
L'écriture vous fatigue ? Essayez la photo, la vidéo, le dessin, la BD... Ce ne sont pas les moyens d'expression qui manquent. Le changement de format d'écriture peut vous surpendre, vous questionner, vous donner de nouveaux horizons.
Comment faire ?
- Une photo légendée, c'est un flash intéressant, quelques mots sur une impression visuelle. Ça suffit souvent pour faire passer une idée, une émotion.
- Un petit dessin. Parfois, on gribouille sur une nappe. Et puis ça résume bien une idée. Donc, on fait une photo, on la publie et le tour est joué.
- la vidéo : à manier avec précaution, car ça ne supporte pas l'amateurisme. Faites court, écrivez votre petit scénario avant, filmez dans de bonnes conditions de lumière. 30 secondes ou une minute, ça suffit. Ou demandez à un'e) ami(e) de tenir la caméra.
- La BD. j'ai une amie blogueuse, La pieuvre alias Laure Mézarigue, qui publie de temps en temps ses dessins en ligne. C'est top !
- Et si décidément, vous ne voulez qu'écrire, et que ça ne sort pas, changez de sujet. Etre ciblé sur l'introduction du point de croix dans le tapis persan, ou les extensions de l'Iphone 4, c'est vite répétitif. Regardez autour de vous. Moi, ce matin, je suis passé devant un vendeur de paninis. J'ai eu envie de passer ma matinée chez lui à le regarder bosser. Et puis non, il fallait que je finisse cette note...
Tout bien réfléchi, vous verrez que ces moyens, ces nouveaux modes d'expression, vont vous permettre d'expérimenter, de réfléchir, de mettre en forme différemment. Si ça se trouve, l'envie d'écriture reviendra à ce moment-là. Sinon, laissez mariner encore un peu. Pas de panique, ça ne s'oublie pas, c'est comme le vélo. Il faiut juste l'entretenir un peu quand ce sera revenu. Quand l'envie sera là, vous verrez les mots glisser à nouveau sur le clavier. Comme disait Nougaro, en parlant de ce qu'il écrivait : «Ça m'a pissé du bras». Quand ça vous pissera du bras, de nouveau, vous serez content.
Cette note est issue d'une conversation avec Marc Traverson. Merci pour son inspiration.
Rédigé à 08:42 dans Laisser parler ses envies | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Tags Technorati: blog, inspiration, panne, remèdes
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Moi, j’aime bien expliquer les choses. Parfois, on m’appelle le prof. Alors, je joue le jeu à fond. Aujourd’hui, nous allons étudier le hashtag sur Twitter. Commençons par un exercice simple. Que signifie ceci ?
- RT @JeandelaXR: et si on empaillait de Closet ??? #csoj
Bon, je décrypte. “JeandelaXR” était en train de parler de François de Closets. A la faute de frappe près (De Closets prend un “s”, merci), on parle de ce gars-là sur twitter. Ce mec a juste 77 balais aux fraises et il continue à pérorer sur les plateaux télé… Bon, mais intéressons-nous au mot précédé d’un dièse : #csoj. On appelle ça un hashtag, une balise, en français. Si vous n’avez pas ce sésame, vous n’avez aucune chance de comprendre la conversation suivante :
- Joy Sorman, j'aime beaucoup ses dents #bonheur #csoj
- RT @Vogelsong: De Closets est le meilleur promoteur de la retraite à 60 ans.... #csoj
- Pour info, Stéphane Hessel a 93 ans!!! #csoj #EE
En l‘occurrence, CSOJ, ça veut dire “Ce soir ou jamais”, l’émission de Frédéric Taddeï sur France 3. Il s’agit donc d’un live-tweet (LT), un des commentaires sur cette émission faits par des personnes présentes sur twitter en même temps. Le hashtag est donné au départ et hop : vous triez automatiquement les tweets qui arrivent dans une colonne spéciale, pas besoin de se fatiguer. Concrètement, comment ça marche ? Vous êtes dans votre salon, la journée a été chiante, il faut bien se détendre. Mais, au choix : 1) Votre compagne est au téléphone avec sa mère et ça va durer… 2) Votre compagnon est planté sur l’autre télé devant Manchester United-Lamotte-Beuvron, raaaah la la, c’est le match du siècle.
Alors on regarde sa petite télé tout seul(e), et comme il n’y a personne pour partager vos passionnantes pensées instantanées, vas-y que je te clique en suivant le dièse de la mort.
- Quand j'écoute Besancenot, j'ai la nostalgie de Ramon Mercader et son pic à glace... #csoj
D’un seul coup, votre salon devient virtuellement aussi peuplé qu’un quai de la Gare du Nord un jour de grève. Vous donnez votre avis, vous commentez les remarques des autres, vous renchérissez… Et on se sent tout de suite moins seul. Quand Pépère repassera à la mi-temps de son match de foot, pour prendre une autre bière et taper la discute, vous lui direz que vous êtes en pleine conversation avec 97 personnes et que c’est pas le moment de venir vous bassiner.
Un conseil, toutefois. Si vous voulez regarder une émission qui cartonne, comme Desperate Housewives, avec votre réseau restreint d’amis, mieux vaut se donner un hashtag connu seulement de vous et de vos copains/copines. Si vous prenez la balise la plus utilisée, vous allez vous retrouver à suivre des conversations gigantesques et vous risquez de vous fader des messages comme ça :
- beesh89 قابي مره تكسر خاااطري ياربيه موقفها شين #DHW
C’est sûrement passionnant. Mais juste incompréhensible. Et en plus, c’est écrit de droite à gauche.
Autre intérêt du hashtag ? Eh bien, si on a raté l’émission, on peut retourner voir la conversation sur twitter. En effet, il suffit d’aller voir celle sur CSOJ. Bon, ça ne vaut pas M6 Replay non plus... Une autre question ? «Et les autres émissions, on peut les suivre aussi ?». Mais bien sûr, allons ! “On n’est pas couché”, par exemple, c’est là. Ça tweete pas des masses. C’est normal, en même temps : on n’est pas dans le cœur de cible de Twitter. Zemmour, Plenel, Naulleau et autre Ruquier ne sont pas des accrocs du micro-blogging. Du coup, ils ne prêchent pas par l’exemple. Mais ils ne sont pas les seuls : vous aurez bien de la chance si vous trouvez des conversations sur Commissaire Moulin ou Joséphine ange gardien. La ménagère de moins de 50 ans préfère de loin la tablette de chocolat ou la boite de kleenex au piapiatage en ligne.
En dehors des «balises» de conversation instantanée, il y a aussi les hashtags à la mode et les hashtags démodés.
Total hype !
#jeudiconfession : on se lâche et on dit ce qu’on a sur le cœur
- Grand corps malade, tellement pas pour moi #jeudiconfession
- J'ai mis ma belle robe aujourd'hui juste parce que j'avais un meeting avec Kurt #2 #jeudiconfession
- #jeudiconfession J'ai envie d'épouser @ulk. N'importe où. Mais je veux l'épouser. :)
#QuandJaiCompris : la prise de conscience qui fait mal.
- Petit, je ne comprenais pas pourquoi mes parents attendaient le dernier moment pour faire leur valise. #quandjaicompris c'est uber-chiant.
Total lose...
- #VDM : Vie de merde. Raconter votre foirage de la journée. C’était drôle cinq minutes. Maintenant, ça fait province. Sachez-le.
Vous allez me dire : «Il y a aussi des hashtags un peu délirants, non ?». C’est exact. On les met là juste là pour rigoler. Donc à priori, aucune raison de cliquer dessus car vous allez tomber sur des phrases qui renvoient à des tas de conversation en cours. Néanmoins, certaines peuvent devenir culte. Comme #roucasserie (concentré d’humour gras à la Jean Roucas).
Nous conclurons cet exposé avec les interjections. Au lieu de dire «Ça alors», «C’est nul» ou «Sapristi», on utilise sur twitter des acronymes autrement plus sophistiqués.
#WTF : What the Fuck ! En temps normal, on écrirait «C’est quoi ce bordel ?». Mais on est sur twitter, temple du bon goût et de la distinction. Ne l’oublions pas.
#OMG : Oh my God. Marque la surprise, l’horreur ou la boule puante. Ça remplace le fameux «Wooh putain !», pas assez politiquement correct.
#OSEF : (on s’en fout). Variante : OSF. Signale les infos qui sont sensées n’avoir aucun intérêt.
- Banier vient de liquider sa société #OSEF.
- J’ai rêvé que je couchais avec Justin Bieber #OSEF
- pierrehaski : Zut, j'suis en retard... @Rue89: La conférence de rédaction en ligne de Rue89 a commencé [là, c’est moi qui ajoute #OSEF]
- MA MERE REGARDE UN DiNER PRESQUE PARFAiT FRANCHE COMPTE PTDR #OSF MAiS BON C'EST LA FRANCHE COMPTE QUAND MEME» [C’est pas #OSF qu’il faudrait mettre, mais #cruchonne).
Enfin, dans la série acronyme, vous éviterez absolument ces trois-là, sauf si vous tenez à montrer la paille que vous avez dans vos sabots :
- #PTDR : Pété de rire. Il n’y a vraiment pas de quoi...
- #MDR. Une tarte à la crème, et vous nous faites Laurel et Hardy...
- RTT. Quand on retweete, on met juste RT. Hou les cornes !
Rangez vos affaires. Pour la semaine prochaine, vous me ferez trois #jeudiconfession et deux #quandjaicompris. Sortez en silence.
Illustrations : wikipedia, facebook, France 2-DR, Simpson/fond d'écran-Matt Groening
Les tweets reproduits dans cette note sont authentiques.
Aucun oiseau n'a été maltraité pendant l'écriture.
Rédigé à 11:22 dans Web/Tech | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Tags Technorati: balise, commentaire, conversation, hashtag, twitter
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Devant la caméra de Patrick Rey, consultant-formateur et délégué d'ITG, leader du portage salarial, je reviens sur quelques particularités du coworking, une des nouvelles techniques de travail collaboratif, nées avec l'émergence de l'internet 2.0. Une analyse de ce phénomène, avec quelques conseils dont chacun peut tirer profit. Et notamment ce paradoxe de la vie numérique «Le besoin de se rencontrer, d'entrer en relation, de travailler ensemble, ce besoin est toujours plus fort dans notre société pourtant si individualiste.»
Merci à Patrick Rey pour cette interview.
Rédigé à 15:01 dans Marketing personnel | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Tags Technorati: collaboratif, consultant, Coworking, travail
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J’étais tout content de voir que mon référencement était excellent sur certains mots clés comme marque, marketing personnel, marque personnelle et autre Personal Branding. Je m’en suis vanté. Et on m’a gentiment fait remarquer que c’était dû à la personnalisation des recherches. J'avais pourtant pris mes précautions car je connaissais très bien ce point. Mais j’ignorais jusqu’où ça pouvait se nicher. Explication.
Quand vous faites une recherche Google, le moteur de recherche enregistre l’historique de vos recherches et oriente les résultats de recherche en fonction de ça. Ainsi, si vous avez l’habitude de rechercher «café», «sexe» ou «clé de 12», que sais-je encore, Google va stocker vos résultats sous différentes formes et vous resservir vos liens préférés quand vous ferez une nouvelle recherche. Et cela pendant 180 jours ! Google tient également compte de votre localisation : si vous habitez en France, à Paris, vous avez peu de chance d’avoir des résultats de recherche vous orientant vers San Francisco ou Vladivostok. A l’inverse, vous n’êtes pas gêné par les résultats de personnes, de marque ou de société qui sont mieux référencés que vous, mais qui ne résident pas dans votre environnement. C’est donc un deuxième type de biais, moins grave (on cherche en général une pizzeria dans son quartier…), mais tout aussi réel.
Tout ceci influence grandement les résultats. Ainsi, si vous avez l’habitude d’aller consulter des mots clés qui renvoient à votre site, pour suivre la qualité de votre référencement, vous aurez des résultats biaisés. Si on n’y prend pas garde, on se trompe donc sur la qualité des résultats. Et si un prestataire de services se targue de bien référencer une personne, une marque, une société, et qu’il montre à l’appui de sa démonstration des résultats Google influencés par ses propres recherches, c’est carrément de l’escroquerie.
Ainsi, quand je me félicitais d’être très bien référencé sur le mot clé «Marque», je me trompais un peu. De bonne foi, car je n’étais pas connecté. C’est là où ça devient pervers. Vous pouvez avoir un compte gmail et être connecté à votre compte, juste au moment où vous cherchez sur Google. Je pensais qu’il était suffisant de ne pas être connecté pour avoir des résultats non personnalisés. Eh bien, non, car Google propose depuis près d’un an la personnalisation par défaut, même si vous n’êtes pas connecté, a fortiori si vous ne possédez pas de compte Gmail. Autrement dit, connecté ou pas, gmail ou pas, vous avez des résultats personnalisés selon vos récentes recherches. Ce qui fausse évidemment les résultats.
Il faut donc arriver à désactiver la personnalisation des résultats. Suivez le guide.
Solution la plus simple
Quand vous faites une recherche, et que la page de résultats est affiché, allez dans «Historique web» (en haut à droite). Puis «Désactivez la personnalisation basée sur mes recherches précédentes». Il faut recommencer l’opération sur tous les navigateurs et toutes les machines, si vous en utilisez plusieurs.
Solution plus “sioux”, si vous voulez comprendre comment ça marche, en plus…
Allez dans «Google», «Paramètres de recherche» (en haut à droite), «Conseil de recherche», «Centre d’aide Recherche sur le web», et enfin «Supprimer les recherches précédentes». En bas de la page, à la dernière ligne (comme un fait exprès…), vous avez un lien «Désactivez la personnalisation». C’est en anglais, mais grosso modo :
- Si vous êtes connecté à votre compte gmail, suivez cette procédure qui efface l’ensemble de vos recherches web précédentes. Vous repartirez ainsi à zéro.
- Si vous n’êtes pas connecté, ou si vous n'avez pas de compte gmail, vous pouvez effacer tous les cookies et ou vider le cache (Sur PC avec Firefox, par exemple, allez dans Outils, Options, Avancé…). Vous avez des petites vidéos qui expliquent ça.
Ceci étant fait, il faut impérativement recommencer vos recherches, celle qui est en cours n'étant plus bonne. J’ai refait les recherches qui me préoccupaient. Les résultats sont identiques sur certains mots clés, sensiblement différents sur d’autres. Mais au moins je pense qu’on est plus proche d’une certaine vérité. En attendant que Google nous refasse une plaisanterie dans le même genre.
Rédigé à 10:27 dans Marketing personnel | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
Tags Technorati: Désactiver, google, personnalisation
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Le nombre de gens qui veulent créer leur boite est assez hallucinant. Le nombre de gens qui passent vraiment à l’action est déjà moins mirobolant. Intéressons-nous à ceux-là. Ou celles-là, d’ailleurs. En effet, curieusement, dans mon entourage professionnel et à travers mes contacts, je vois beaucoup plus de femmes que d’hommes qui se lancent dans l’aventure. Parmi mes clients, beaucoup de créateurs viennent me parler de leur problème de communication, de référencement, de marketing personnel… Des gens en évolution, qui veulent changer, qui en ont marre, qui ne supportent plus leur vie professionnelle actuelle, qui se verraient ailleurs, qui ont une idée depuis longtemps, qui somatisent, parfois. Et dont les visages s’éclairent dès qu’on parle projet. Le vrai. Celui qu’ils ou elles ont dans la tête depuis longtemps, ou mieux, celui auquel je les amène, après avoir brassé, écumé et filtré ensemble nos matières grises.
Mais dès qu’on parle de leur projet, j’entends les mots «autoentrepreneur», «portage salarial», «SARL», «statuts», «cotisations sociales», «réduction d’impôts», etc. Ayant rarement l’habitude de détourner les gens de leur appétit créateur, je ne relève pas. Mais je m’empresse, dès que je peux, de leur faire remarquer qu’ils mettent la charrue avant les bœufs. La France est un pays curieux. On veut créer en permanence, et la première chose à laquelle on pense, c’est à se structurer. Louable intention, mais bien éloigné du sujet : entreprendre. Ce n'est pas parce que dans «Auto-entrepreneur», il y a «entrepreneur» qu'il faut se jeter comme un perdu sur un statut qui limite par exemple l'activité de vente de services à un peu plus de 30 000 euros par an. Et qui ne vous apportera strictement aucun client par la simple magie de la prononciation de ce nom.
Imaginons un instant. Vous voulez créer une activité de vente de boutons. Vous en rêvez depuis des années. Vous y pensez la nuit lorsque votre conjoint dort. Vous comptez dessus pour abandonner enfin le boulot qui vous permet tout juste de payer votre F4, votre C4 familiale et les 3 semaines vacances estivales aux Sables-d’Olonne ou au Crotoy. Mais qui vous oblige à supporter le petit teigneux ou l’adjudante pénible qui fait office de N+1...
Je déconseille alors de se préoccuper en premier lieu du statut que vous adopterez, du type de société que vous choisirez ni de la couverture sociale qui vous permettra de changer deux fois de lunettes tous les dix ans. Ce qui doit vous empêcher de dormir (comme ce fut le cas pour moi il y a maintenant 15 ans et c'était juste super...), c’est d’abord de savoir si votre projet va vous plaire à vous, s’il est capable de vous faire lever de bonne humeur tous les matins. Ensuite, il faut voir s’il est viable, comment vous allez faire venir les clients à vous, comment vous allez vendre, à quel prix, etc. Autrement dit, concentrez-vous d’abord sur votre activité, les clients, la vente. Ensuite, et ensuite seulement, vous verrez quel statut adopter.
Vous allez me dire «Oui, mais il faut bien facturer !» Et donc avoir un statut. Sans aucun doute. Vous pouvez faire des notes d’honoraires, des notes de droits d’auteur si vos prestations s’y rattachent. Vous pouvez être en indépendant, profession libérale (il suffit d’aller s’inscrire à la Chambre des Métiers, c’est ce que j’ai fait), comme un avocat ou un médecin. Vous pouvez être entrepreneur individuel (EURL), en portage salarial, que sais-je encore. Toujours est-il qu’il me paraît plus sage d’adopter le statut le moins contraignant. Mais de ne le faire que lorsqu’on est sûr de soi et sûr de son projet. Je ne dis pas, encore une fois, qu’il faut négliger cette phase. Je dis que ce ne doit pas être la première chose sur laquelle vous devez vous concentrez. Mettez toute votre énergie dans votre projet. Vous aurez bien le temps de structurer les choses quand l'abondance sera au rendez-vous.
En complément, vous pouvez lire avec profit la note de Sylvaine Pascual sur les 8 trucs infaillibles pour tuer son auto-entreprise.
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Le marketing personnel (ou personal branding pour certains) est une activité où on trouve un certain d'experts et un nombre assez conséquent de marlous. Témoin, Hubert, qui est le roi de l'identité numérique. Une séance avec Hubert commence toujours pour une recherche Google sur Internet. Comme ici où un client vient le voir pour un problème d'homonymie... (le titre de cet histoire, déjà parue dans l'Atelier Ted et Eux, a été trouvé par Mikariviere).
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«On va déjà taper votre nom sur Google. Ah, voyons… C’est vous, ça?». Un sourire ironique aux lèvres, Hubert désigna les lignes du haut de la première page de résultat.
Rédigé à 20:21 dans Marketing personnel | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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